Vers une levée de l’interdiction des casinos en ligne en France ?

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Casino en France

Les casinos en ligne présents dans toutes l’Europe, restent toujours illégaux et interdits en France. Malgré la croissante évolution des casinos terrestres après la réforme sur les jeux de 2018, seuls certains paris en ligne dont le poker, le sport et les courses de chevaux sont permis sur le territoire français. Mais à présent que l’autorité de régulation des jeux en ligne a été remplacée par l’Autorité Nationale des Jeux (ANJ), l’abolition de l’interdiction semble très probable.

Les casinos en ligne toujours absents de la toile, alors que les casinos physiques se multiplient dans le pays

Les casinos en ligne sont toujours interdits en France. La normalisation de 2010 autorisant les jeux d’argent en ligne englobe le poker, les paris sportifs et hippiques, et exclut toujours le secteur des casinos en ligne. À ce sujet, un média du web a souligné que cette absence portait préjudice autant aux joueurs qu’à l’État, tandis que le secteur illicite des casinos en ligne compte près d’un demi-million de joueurs.

D’ailleurs, avant la réforme de 2010, l’entreprise Betclic possédait effectivement un casino en ligne rentable qui a fermé boutique à la suite de la réforme, après seulement 10 ans d’activité.

Selon les dires d’Humbert Michaud, directeur du développement de Betclic, le secteur des casinos en ligne représente le seul domaine manquant de la réglementation française, bien que ce secteur soit présent dans de nombreux pays européens comme l’Italie, la Belgique, le Portugal, l’Espagne, le Royaume-Uni, le Danemark ou encore la Suède. Il a également déploré le fait que la France ait loupé l’occasion des dernières reformes de la réglementation sur les jeux pour légaliser ce secteur et mettre un terme au secteur illégal des jeux en ligne, secteur qui est devenu très prolifique.

Depuis les réformes de 2018, les casinos terrestres autrefois proscrits ont été légalisés sur l’ensemble du territoire français. Les groupes tels que Partouche, Joa, Barrière, Tranchant et plein d’autres grands noms du domaine des casinos terrestres détiennent le monopole du marché. Les joueurs de casinos peuvent effectivement profiter des jeux de machines à sous, blackjack, baccara, jackpot, boule, roulette, jeux de dés ou craps, au sein des casinos physiques de leur choix.

Sur le territoire français, ces établissements de jeux ont engendré 2,3 milliards d’euros de produit brut de jeu (PBJ) pour 1,8 million de joueurs en 2018. Ce chiffre représente le double du PBJ des paris sportifs, de poker et de courses de chevaux combinés.

Entre temps, les opérateurs de jeux en ligne illicites profitent sans scrupules des accros aux jeux de casino en ligne, désormais à leur merci, jusqu’à ce que le régulateur décide de se prononcer sur l’interdiction des salles de casino en ligne, et d’agir avec plus d’entrain contre les opérateurs illicites et les contrevenants.

La nouvelle Autorité nationale des jeux (ANJ) envisage de lever l’interdiction

Le refus du gouvernement français de légaliser les jeux de casino en ligne ne date pas d’hier. L’opinion publique accuse les grands groupes de casinos terrestres (Partouche, Barrière, Joa et consorts) d’empêcher cette régulation, afin de conserver le monopole. Mais la coexistence en Europe de ces groupes avec de nombreux casinos en ligne prouve bien que cette hypothèse est erronée. Les raisons pour lesquelles la France ne légalise pas les casinos en ligne restent encore inconnues.

Depuis 2020 l’ARJEL (l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne) et l’ANJ (l’Autorité Nationale des Jeux) ne font plus qu’un. Désormais, L’ANJ s’occupe aussi bien des casinos terrestres que des casinos en ligne. La régulation des casinos en ligne semble l’étape suivante, même si l’État n’a encore rien annoncé à ce propos.

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