L’État projette de privatiser la FDJ

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Française Des Jeux

La privatisation de la FDJ est au programme de l’État français, actuellement propriétaire de 72 % de la Française des jeux. Dans le cadre de ce projet, un investissement de 10 milliards est d’ailleurs prévu dans le plan d’innovation. Mais, tous les politiques ne voient pas d’un bon œil cette privatisation.

Une troisième tentative pour privatiser la FDJ

C’est la troisième fois donc que l’on remet sur la table l’idée de faire de la Française des jeux une entité privée. En effet, à l’époque de la présidence de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, ce sujet a déjà été évoqué.

Mais cette fois-ci, il semble que le gouvernement se soit décidé à mener jusqu’à la fin l’opération de privatisation. Ainsi, des consultations auprès de Stéphane Pallez, le numéro 1 du Loto et l’Euro Millions, auraient déjà été faites. En outre, l’État réfléchirait à un moyen d’alimenter les fonds pour l’innovation. Des consultations discrètes auraient été lancées auprès des établissements bancaires et des cabinets d’avocat.

En septembre dernier, l’agence des participations de l’État avait déjà évoqué plusieurs scénarios possibles à l’instar de la cession de la FDJ à des spécialistes du divertissement ou de l’entrée en bourse de la société.

Une perte pour l’État

Pour l’opposition, cette décision de l’État de privatiser la FDJ est mauvaise. Il s’agit selon Olivier Faure, membre de la Nouvelle gauche à l’Assemblée Nationale d’une mesure similaire à celui de Villepin concernant les autoroutes. Ainsi, en cédant à un privé la Française des jeux, l’Etat délaissera aussi plusieurs centaines de millions de ses dividendes. En 2016, les dividendes revenaient à 133 millions d’euros.

En privatisant la FDJ, l’État se sépare donc à une source de revenus importante. Pour 10 euros de mise au loto, il doit recevoir normalement 3,48 euros, qui après la privatisation n’entrera plus dans les caisses du pays. L’État perd également l’intégralité des taxes prélevées sur les jeux. En 2016, pourtant, il a réussi à récolter plus de 3 milliards d’euros d’impôt pour la FDJ. Christophe Dembik, économiste chez Saxo Bank, cette privatisation n’aurait pas d’impact sur les revenus de l’État au niveau de la taxe des jeux. Le dossier de la FDJ devrait être étudié au Parlement à l’été 2018.

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