Des casinos tribaux génèrent d’énormes pertes à cause des fermetures

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Début mars, les responsables de la santé de l’Oregon ont enregistré la première victime du Covid-19. Il s’agissait d’un employé de l’établissement Wildhorse Resort & Casino situé à proximité de Pendleton. Afin de limiter la propagation de la pandémie, les tribus confédérées de la réserve indienne d’Umatilla ont déclaré l’état d’urgence sanitaire et instaurent un centre de commandement des incidents. De ce fait, le conseil d’administration des tribus a décidé de fermer tous les lieux recevant du public notamment les casinos, hôtels, le centre de congrès, les restaurants et autres complexes.

Une situation inédite pour les casinos tribaux

Pour la première fois, les casinos tribaux ferment leurs portes avec des mesures qui touchant la tribu organisation, l’union tribus Cayuse, Umatilla et Walla Walla. En mi-mars, les 9 casinos de l’Oregon exploités par les tribus reconnues par le gouvernement fédéral ont procédé aux fermetures. Selon les principaux concernés, cette décision prend effet jusqu’au 4 mai prochain. Ils ne sont pas les seuls à fermer puisque plusieurs maisons de jeu installées aux États-Unis ont également cessé toute activité. Au total, plus de 500 casinos sont clos, rapportent les responsables tribaux. Une situation qui frappe de plein fouet l’économie locale et les milliers de salariés. Il faut savoir que les pertes d’emploi concernent majoritairement les non-Indiens. Selon l’équipe de recherche de Harvard, au moins 900 000 personnes risquent d’être au chômage.

L’épidémie commence à faire des ravages sur le sol américain et a déjà fait de nombreuses victimes à travers les États. Les impacts sont importants sur les casinos tribaux de l’Oregon et avec la prolongation des fermetures, les choses devraient s’aggraver encore plus. D’autres structures afférant aux casinos sont également affectées comme les hôtels, les parcs de camping-cars, les restaurants et les terrains de golf. En cette période de confinement, tout rassemblement est interdit et chacun est prié de rester à la maison. Par ailleurs, le gouverneur a affirmé qu’il n’a pas le pouvoir de fermer les casinos implantés sur les terres tribales. Étant des nations souveraines, seuls les responsables des tribus seront à même de décider d’ouvrir ou fermer leurs casinos à tel moment. D’après la présidente des Confederated Tribes of Siletz Indians, Delores Pigsley, la priorité demeure la sécurité des clients et des membres tribaux.

À quand la réouverture ?

Une question est sur toutes les lèvres : les casinos auront-ils l’occasion de rouvrir en mai ? Dans tous les cas, la réponse aura des conséquences sur les emplois et les services fournis par les gouvernements tribaux. À noter que le marché des divertissements, des jeux et des loisirs représente environ 60 % des emplois du territoire et le tourisme constitue l’un des moteurs de l’économie locale.

Les revenus tribaux ont rapidement diminué à la suite de la fermeture des casinos. Côté chiffres, les entreprises de jeux ont généré plus de 12,5 milliards de dollars par an, une manne financière conséquente que profite le gouvernement tribal.

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