ARJEL : le bilan de Charles Coppolani pendant son mandat

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Le mandat de Charles Coppolani, le président de l’Autorité de Régulation des Jeux en ligne, se terminera bientôt. Depuis février 2014, ses priorités se sont axées sur des réformes privilégiant les joueurs et les différents exploitants du secteur.

Des années de changements et de réflexion

Avec un mandat qui arrive à son terme, le président de l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne, Charles Coppolani, vient de publier son dernier rapport d’activité. Celui-ci dresse un bilan de ses diverses décisions dans le but d’instaurer une future régulation des jeux d’argent. En 6 ans, l’homme a été à l’origine de nombreux projets de grande importance. Dans le domaine du poker, les joueurs en ligne ont pu profiter de ces initiatives comme l’autorisation de nouvelles variantes et le partage des liquidités.

Outre les avantages, son bilan dévoile également les obstacles qu’il a dû faire face tout au long de son mandat. Parmi eux, il dénonce un champ d’intervention trop limité notamment sur les dysfonctionnements du niveau de protection et de contrôle auprès des points de vente de la FDJ. Il ajoute aussi l’absence de pilotage et de coordination générant des conflits de concurrence et contre-productifs entre les différents exploitants existants. Dans cette liste, il souligne aussi la mise en place d’un modèle non conforme en prenant exemple sur le caractère addictif des offres. Enfin, une trop longue attente empêchant l’action du régulateur et privilégiant davantage d’autres secteurs dont les paris sportifs. Ce défaut de réactivité et l’insuffisance des marges de manœuvre ont fortement contribué à de nombreux questionnements. Par exemple, le blocage de sites malveillants qui tardent à être finalisés incitant ainsi la frustration des internautes.

Son discours reste réaliste en faisant référence aux limites du modèle de régulation à la française. Il affirme que le manque de moyens a vraiment été un frein lors des actions menées. Dans son texte, il souligne son envie d’établir une réforme fiscale avantageuse dont la loi Pacte en a entamé les premières prémisses sur le marché des paris sportifs. La conclusion de son bilan se dirige vers l’avenir en souhaitant établir une meilleure coopération avec les partenaires européens. Il souligne que la France aura besoin d’innover via une régulation cohérente et efficace. Charles Coppolani n’en oublie pas de conseiller son successeur et de le convaincre à poursuivre cette réforme, un défi et une tâche ardue conclut l’intéressé.

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