Arjel : bilan mitigé pour les jeux en ligne français

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Vers fin Septembre, l’Autorité de Régulation des jeux (Arjel) a dévoilé son rapport d’activité pour l’exercice 2015-2016. Pour cet exercice le constat de l’Arjel est négatif, puisque ce dernier a constaté une perte de 5 millions d’euros pour les opérateurs de jeux en ligne. Un bilan mitigé par une fiscalité féroce et une offre de jeux limitée. Et cela malgré que l’ARJEL a eu de bons résultats durant les jeux olypmpiques de Rio.

Le poker en ligne et les paris sportifs en berne

Le marché des jeux en ligne se composent actuellement de 16 opérateurs. Ces derniers ont 29 licences de jeux parmi lesquels figurent 10 licences pour le poker, 11 pour les paris sportifs et 8 pour les paris hippiques. Pour ces activités, une perte de 5 millions d’euros a été constatée pour l’année 2015.

En découpant les résultats, on remarque que le poker en ligne et les paris sportifs sont les grands perdants de l’exercice précédent. Pour chacun de ces divertissements une perte entre 7 à 8 millions d’euros a été notée. Seuls les paris hippiques ont un résultat positif. Leurs gains sur l’année 2015 étant de 10 millions d’euros.

Ces pertes ne concernent toutefois pas l’ensemble opérateurs de jeux en ligne. Des profits ont été constatés sur les 5 des 11 opérateurs ayant une licence dans les paris sportifs.  Dans le secteur du poker par contre, seuls Pokerstars et Winamax ont pu avoir des bénéfices. Les 8 autres licenciés ont connu des pertes.

Pour l’année 2016, les résultats devraient beaucoup s’améliorer et ce grâce aux Jeux Olympiques de RIO et à l’Euro, qui s’est déroulé en France. Ces évènements ont effectivement réveillé un bon nombre de parieurs. Par contre, le résultat reste incertain pour le poker en ligne.

Manque de casinos en ligne, principale cause de ce faible résultat

Au jour d’aujourd’hui, les casinos en ligne ne sont pas encore légalisés.  Ce qui explique pourquoi le marché des jeux en ligne connaît des difficultés à avoir de bons résultats. En effet, il y a peu d’offres de jeux qui attirent les joueurs.  Et pourtant, de plus en plus d’internautes s’adonnent à des jeux sur les casinos en ligne. C’est un univers dynamique et en perpétuelle croissance que le gouvernement semble vouloir ignorer. Alors qu’en cas de légalisation de ces casinos, l’Etat a la possibilité d’avoir des taxes et impôts sur ces divertissements sur internet.

Enfin, la fiscalité lourde est considérée aussi comme l’un des causes de ce bilan mitigé. Selon le président de l’Arjel dans le rapport d’activité, le prélèvement des taxes se fait sur les paris mais non sur le Produit Brut des Jeux (PBJ), ce qui est une « mort lente » pour les opérateurs.

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